Emmaüs fait de la lutte contre les idées de l’extrême droite une priorité
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Particulièrement inquiets et préoccupés des conséquences d’une éventuelle victoire du Rassemblement national aux élections présidentielles et législatives de 2027, les 300 structures et près de 40 000 acteurs et actrices d’Emmaüs France, ont voté lundi 15 juin une motion contre l’extrême droite et la menace qu’elle représente pour l’avenir du Mouvement (coupes dans les budgets des politiques publiques d’insertion et d’hébergement d’urgence, refus d’agréments publics, etc.) mais aussi et surtout pour les personnes accueillies au sein de ses structures (personnes exilées, personnes en situation de précarité).
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Le texte de la motion rappelle également que l’accès au pouvoir de l’extrême droite se traduirait par un affaiblissement de l’Etat de droit, une fragilisation du secteur associatif, un détricotage de dispositifs sociaux essentiels, l’élargissement de la préférence nationale à de nombreuses politiques publiques, ou encore une dé-priorisation des enjeux de transition écologique.
« Dans un contexte d’extrême droitisation des idées au sein de la société, nous observons déjà les conséquences sur les personnes en situation de précarité, les libertés associatives et les politiques publiques de lutte contre la pauvreté. Il était primordial qu’un mouvement de solidarité tel qu’Emmaüs se positionne et participe à la bataille culturelle pour défendre et promouvoir un modèle de société plus solidaire et écologique, qui profite à toutes et tous. » déclare Bruno Morel, Président d’Emmaüs France
Mobilisation citoyenne des 300 groupes Emmaüs
Par le vote de cette motion, les 300 groupes et les 40 000 actrices et acteurs du Mouvement font de la lutte contre les idées d’extrême droite une priorité absolue des prochains mois et s’engagent dans un plan d’action citoyenne.
Parmi les actions à mener et listées dans le communiqué, on trouve un appel aux inscriptions sur les listes électorales et au vote ; la dénonciation de « l’imposture sociale de l’extrême droite », de ses discours rejetant la responsabilité des difficultés sur les étranger ; l’alerte sur « les dangers, encore trop méconnus », que représente l’extrême droite pour les personnes précaires, les associations, la culture, les médias, les politiques de transition écologique, la cohésion sociale..., soit tout ce qui est contraire au modèle de société accueillante, solidaire et écologique défendu chaque jour dans les groupes Emmaüs.
Communication et action à 360 °
Pour porter et nourrir ces actions citoyennes, Emmaüs France a décidé d’éditer quatre numéros d’un média dystopique où l’extrême droite serait au pouvoir : « Le journal de dans un an ».
Le N°1 de ce journal, qui n’est pas encore paru et dont « Il ne tient qu’à nous qu’il ne paraisse jamais » prévient sa manchette, anticipe une société française gouvernée par l’extrême-droite. Les articles dressent l’avenir sombre de la mise en oeuvre de son programme politique en matière de justice, de sécurité, de prisons, d’immigration, de priorité nationale, d’écologie, de libertés, etc...
L’idée est assez originale pour espérer mobiliser et encourager chacun des acteurs et actrices d’Emmaüs à effectuer le « travail de veille », « à prendre sa part dans la bataille culturelle » et à « se saisir de toutes les occasions de rencontre pour échanger, sensibiliser, débattre » comme les y invite le communiqué offensif d’Emmaüs France.
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