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Le groupe britannique Massive Attack banni de Singapour pour avoir brandi un drapeau palestinien en concert

Les autorités de Singapour ont interdit le groupe britannique Massive Attack de se produire dans la Cité-État à l'avenir après que deux membres ont déployé un drapeau palestinien lors d'un concert sur place, a indiqué la police vendredi soir. À Paris, le gouvernement, après l’interruption du concert de Barbara Butch, envisage aussi un durcissement de sa législation.
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REDACTION
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« Bien que l’organisateur de l’événement ait préalablement pris connaissance des conditions d’octroi de la licence, au cours du concert, deux membres du groupe ont brandi un drapeau étranger sur scène, et l’un d’entre eux a également crié « Free Palestine » », a déclaré la police.

À l’issue de son enquête et après consultation du parquet, elle a ajouté avoir « adressé des avertissements sévères aux deux hommes » et leur avoir interdit de revenir à Singapour et par conséquent d’y tenir des concerts.

Singapour, connu pour ses lois strictes en matière de liberté d’expression et de réunion, interdit l’affichage public de tout drapeau étranger sans autorisation.

L’organisateur du concert qui s’est tenu mercredi, n’a pas répondu aux demande des journalistes.

En revanche, le groupe est connu pour ses critiques à l’égard des actions militaires d’Israël à Gaza et a mis à profit sa popularité pour soutenir la cause palestinienne.

En avril, le chanteur Robert Del Naja figurait parmi les plus de 200 personnes arrêtées lors d’une manifestation à Londres en soutien à Palestine Action, un groupe militant interdit par les autorités britanniques.

Volonté de durcissement à Paris

Après l’affaire du concert de Barbara Butch interrompu par des perturbateurs brandissant là aussi des drapeaux palestiniens, la ministre de la Culture a annoncé l’envoi de deux circulaires visant à renforcer l’application des sanctions contre les perturbateurs de concerts.

« Ceux qui empêchent un concert de se tenir peuvent s’attendre à des sanctions. » a averti Catherine Pégard, ce vendredi 31 juillet, dans une interview au Parisien.

« Le délit d’entrave à un spectacle existe », a rappelé la ministre en confirmant que « Deux circulaires, adressées aux préfets et aux magistrats du parquet, renforcent les dispositions et réaffirment l’état de droit comme rempart contre toutes les censures ».

Avis aux militants LFI.

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