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Liban : échec d’un complot iranien visant à assassiner le Premier ministre Youssef Raji

Liban : Selon les services de renseignement du Mossad, le Hezbollah qui fomentait d'assassiner le premier ministre Youssef Raji, envisage d'occuper Beyrouth en cas de cessez-le-feu et de cessation des hostilités.
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Olivier KONARZEWSKI
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Il y a quelques jours, mercredi dernier, un complot fomenté par l’Iran et visant à assassiner le Premier ministre libanais et nourrir une révolution au Liban a été découvert.

Un agent du Mossad a fourni des détails sur le plan qui prévoyait de transporter des combattants du Hezbollah se retirant du sud et de les déployer, en plusieurs groupes, au nord, à l’est et au centre de Beyrouth afin de bloquer les routes et d’intimider la population.

Selon cet agent l’organisation prévue était la suivante :

Groupe 1 : assiéger le Grand Sérail (Palais du Gouvernement) avec l’aide d’officiers et de membres d’une force de sécurité coopérant avec le Hezbollah.

Deux lance-roquettes devaient être déployés et pointés vers le Grand Sérail au cas où l’arrestation et l’exécution du Premier ministre Nawaf Salam à Beyrouth échoueraient.

Groupe 2 : kidnapper le ministre Youssef Raji et l’exécuter discrètement.

Groupe 3 : De petits groupes ont loué des appartements à proximité de ceux de dirigeants politiques de partis d’opposition au Hezbollah. Leur mission était de perpétrer des assassinats. Une femme a notamment loué un appartement au même étage que celui de la sœur du président Joseph Aoun. Son mari (commandant de la Force Qods iranienne) a été assassiné. Un autre appartement, voisin de celui d’un commandant des Forces libanaises a également été loué par une femme qui l’a ensuite reloué à un membre des Gardiens de la révolution (avec qui elle entretenait une relation intime).

Groupe 4 : Il était composé d’officiers des forces de sécurité impliqués dans le complot de coup d’État. Leur mission : bloquer les routes pour empêcher tout renfort d’atteindre le siège et de le briser. Le siège du gouvernement a été visé et des arrestations ont été effectuées parmi les directeurs des institutions gouvernementales.

La dernière étape du plan consistait à bombarder et assiéger le palais de Baabda pour contraindre Joseph Aoun à démissionner sous peine d’assassinat.

Suleiman Frangieh, complice du plan, est apparu avant le bombardement de Beyrouth pour annoncer la victoire de l’Axe (il avait reçu des promesses des Gardiens de la révolution de le nommer président du Liban).

La phase finale impliquait qu’Israël surveille les rassemblements de membres et de dirigeants du Hezbollah dans les zones résidentielles et les trompe en leur faisant croire à une trêve afin de les attirer dans un rassemblement plus important.

Une heure avant l’exécution prévue du plan, les bombardements de leurs rassemblements ont débuté par d’intenses frappes aériennes à Beyrouth, que les responsables israéliens ont qualifiées d’une ampleur supérieure à l’opération Pager : 3 000 membres du Hezbollah ont été tués ou blessés, et les lance-roquettes que le Hezbollah avait positionnés dans le centre de Beyrouth ont été détruits.

Le gouvernement libanais dissimule les pertes du Hezbollah et ne reconnaît que le nombre de victimes civiles, environ 250. La situation actuelle est extrêmement embarrassante pour le gouvernement libanais et le président Aoun. Des trahisons et une collusion de la part de responsables des forces de sécurité et d’officiers de l’armée libanaise avec le Hezbollah sont avérées.

Si le président Aoun demande au ministère de la Défense d’utiliser la force contre le Hezbollah, un tiers de l’armée se retournera contre le gouvernement, en plus des forces de la Sûreté de l’État et de la Sûreté générale. S’il décide d’épurer l’armée et les forces de sécurité des éléments du Hezbollah, il s’exposera à une rébellion sous prétexte d’ingérence dans les nominations au sein de la communauté chiite, ce qui poussera la rue chiite à la révolte.

Le Liban et son peuple sont comme les iraniens, livrés au destin funeste d’une société minés par les milices chiites, le Hezbollah proxy de l’Iran, et à leurs desseins maléfiques.

A propos

Source libanaise volontairement anonyme.

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Portrait de la rédactrice en chef
Olivier KONARZEWSKI
Directeur de la rédaction

Journaliste, professeur de philosophie, je suis directeur de la rédaction et de la publication, fondateur avec Antoine Sfeir de Croyances & Villes.