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Navi Pillay prix Nobel de la paix 2026

Le prix Nobel de la paix a été décerné à la Sud-Africaine Navanethem (Navi) Pillay, pour ses efforts en faveur de la promotion de la paix et du droit international. Elle a notamment présidé la commission d'enquête indépendante de l'ONU qui a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza.
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Olivier KONARZEWSKI
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Réuni à Stockholm (Suède), vendredi 9 octobre, le comité Nobel, a attribué le prix Nobel de la paix 2026 à la Sud-Africaine Navanethem (Navi) Pillay.

Le comité a voulu saluer par cette distinction les « efforts en faveur de la promotion de la paix et du droit international’ de l’avocate et militante âgée de 85 ans.

Navi Pillay est aujourd’hui juge à la Cour internationale de Justice. Elle a été membre de nombreuses institutions promouvant la justice et le droit international : elle a été Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda, à la Cour pénale internationale, et jusqu’à récemment, elle a présidé la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, qui a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza.

Récompense plébiscitée

« Si vous applaudissez un peu plus fort, je partagerai peut-être le prix avec Trump », s’est amusée Navi Pillay après avoir appris, sous les ovations, qu’elle avait remporté le Prix Nobel de la paix. Sa réaction a été captée par la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, à Nuremberg, où se déroule un sommet de droit international, et publiée sur X.

De nombreuses voix ont salué cette récompense. Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a déclaré « Navi Pillay incarne véritablement le droit international », saluant une « ardente défenseuse des droits des femmes » et une féministe. « Vous continuez à nous inspirer, nous et des millions d’autres personnes à travers le monde, et nous finirons par l’emporter. », a-t-il poursuivi.

Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud a fait part de la fierté de son pays. Il a salué un hommage au « courage, à l’intégrité et à l’engagement de toute une vie en faveur de la justice » de Navi Pillay.

« C’est merveilleux de voir cette distinction décernée à Navi Pillay (...) Cela témoigne, plus que jamais, de la nécessité et de la valeur des droits humains dans ce monde », a réagi Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, organisation que Navi Pillay a dirigée de 2008 à 2014.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué une « défenseure des persécutés, des vulnérables, des sans-voix et des exclus ». « De la violence de l’apartheid en Afrique du Sud aux horreurs du génocide rwandais, elle a affronté certains des chapitres les plus sombres de l’humanité », a-t-elle souligné sur X, en louant la primauté de « L’État de droit » sur la loi du plus fort.

Seul Israël s’indigne

Le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé l’attribution du prix à Navi Pillay, estimant qu’elle légitimait « la haine et les préjugés anti-israéliens ».

« Maintenant que le comité Nobel a récompensé le plus grand mensonge du XXIe siècle, (le ministre de la propagande de l’Allemagne nazie) Joseph Goebbels applaudit certainement depuis l’enfer », a-t-il affirmé, en référence aux conclusions de la commission d’enquête sur Gaza.

Cette référence nazie utilisée par le ministre des Affaires étrangères israélien a de quoi indigner et surtout inquiéter. Une telle confusion d’époque, pour emprunter à l’Histoire de l’humanité ce qu’elle a de plus sombre, éclaire d’autant mieux celle plus récente d’Israël et les événements dénoncés par Navi Pillay.

A propos

Illustration : Navy Pillay, la Haute-Commissaire lors de la 26e session du Conseil des droits de l’homme en juin 2014 (Wikipedia)

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