Sécurité accrue pour les lieux de culte et cimetières chrétiens ce week-end de Toussaint
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Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a demandé, mardi 27 octobre, aux préfets de renforcer les mesures de sécurité des lieux de culte et des cimetières chrétiens à l’occasion de la fête de la Toussaint et de la commémoration des défunts, les 1er et 2 novembre.
Il souligne, dans un télégramme daté de mardi et dont l’Agence France-Presse a pris connaissance mercredi 28 octobre, qu’en 2025, « 843 actes antichrétiens » ont été recensés par les services, soit « une hausse de 9 % » par rapport à l’année précédente.
« Ces faits concernent très majoritairement le culte catholique », poursuit-il, précisant que « les actes antichrétiens représentent 34 % des actes antireligieux ». M. Nuñez pointe également que « les atteintes aux biens représentent 87 % des actes antichrétiens ».
Des cimetières en France
En France les cimetières sont des lieux publics placés sous l’autorité des communes qui en assurent la gestion.
Régis par le Code général des collectivités territoriales (articles L.2213-8 et suivants) et soumis à la loi de 1905 qui y instaure la neutralité avec pour principe d’interdire, hors sépultures, toute distinction ou prescription liée aux croyances ou au culte des défunts afin de garantir le caractère laïque des cimetières publics.
Il est ainsi impropre de parler de cimetières chrétiens, pas plus que de cimetières juifs ou musulmans, mais plus pour ces derniers de carré musulmans ou juifs au sein de cimetières communaux, il est vrai, historiquement liés à la tradition chrétienne catholique, majoritaire en France.