«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 1er juin 2018

Banlieues : pas de plan mais des pactes

Emmanuel Macron n’a pas présenté de nouveau « plan Banlieue », ce mardi 22 mai à l’Elysée. Pour autant, il a annoncé un certain nombre d’engagements dont certains feront l’objet d’accords, de pactes ou de protocoles. Parmi la longue liste, on retiendra le lancement cet été de l’opération « Cœur de quartiers » sur le modèle des « Cœurs de ville », la création d’un opérateur financier adossé à la future Agence nationale des territoires, ou encore la perspective de partage des fichiers F dans le cadre de protocoles maires-préfets.

Pour garantir à tous « les mêmes droits, mais des droits réels », le président de la République s’appuiera sur la sécurité et la justice. En complément du déploiement de la police de sécurité du quotidien lancée en février dernier, Emmanuel Macron veut d’ici juillet «  voir ce qu’on peut faire de mieux avec les polices municipales ». Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les maires qui le souhaitent pourraient signer des protocoles avec les préfets dans le cadre des GED (groupes d’évaluation départementaux).
Aux maires qui souhaitent connaître la liste des fichés S de leur commune, la réponse est toujours non : ce fichier est « un instrument de renseignement pour les services ». Mais pour les fichés F (fichier FSPRT recensant 20.000 personnes identifiées comme les plus à risque), « il est normal que le préfet ait maintenant de manière systématique, et dans une charte qu’on va rendre transparente, un dialogue avec les maires pour pouvoir échanger », a-t-il estimé. Le ministre de l’Intérieur fera des propositions concrètes dans ce sens « d’ici au mois de juillet ».

Un plan de lutte contre le trafic de drogue sera également présenté d’ici juillet. Emmanuel Macron s’est prononcé pour « un plan de mobilisation générale » contre ces trafics internationaux qui « conduisent aux pires des crimes ». Il est vrai que beaucoup des filières terroristes s’appuient sur les « droits communs » et s’alimentent des vols et trafics en tous genres y compris de stupéfiants ; on vient encore de le constater pour l’auteur de l’attentat terroriste de Liège.

L’un des souhaits du président serait d’organiser dans les quartiers, « une société de la vigilance » - qui ne soit pas «  une société de la délation », a-t-il bien précisé. Voilà le plus gros chantier, le plus grand défi pour les quartiers, tant il faut à la vigilance pour résister à la délation, de générosité, d’altruisme et d’abnégation et que l’on en trouve dans notre société si peu d’exemples à imiter.

Olivier Konarzewski

Opinion
Nos micro-trottoirs

«Quels signes ostensibles ?»

Découvrir

Tout savoir sur Croyances et Villes.

Découvrir


Une publication SAS Téo Presse, 14 rue du Cloître Notre-Dame 75004 Paris. N° SPEL en cours.