«La République c’est le droit de tout homme, quelque soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté. »Jean Jaurès

 

Cet article est en consultation libre

  • Publié le 12 avril 2021
  • Mise à jour: 15 avril 2021

Islam de France : le second ramadan de la pandémie débutera le 13 avril

Pour la seconde fois, en France, le ramadan débute dans le contexte des restrictions sanitaires de l’épidémie de Covid-19. Les musulmans sont appelés à adapter leurs pratiques du jeûne et à continuer de se faire vacciner.

Neuvième mois de l’année lunaire (hégirienne), Ramadan est un mois durant lequel les musulmans pratiquent le jeûne et multiplient les actes de dévotion dont la prière et la lecture méditée du Coran.
Cette année le premier jour de Ramadan 1442-2021 fixé par calcul astronomique du calendrier lunaire, a été fixé le 13 avril en France. Cette date a été annoncée ce jeudi, par le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohamed Moussaoui, en amont d’une rencontre le dimanche 11 avril à la Grande mosquée de Paris qui fixe d’ordinaire officiellement le début de ce mois de jeûne. Le ramadan s’achèvera par l’Aïd el-Fitr, la « fête de la rupture du jeûne » qui aura lieu le 13 mai, selon le CFCM qui publie sur son site internet les informations et les recommandations pour la pratique du ramadan dans le contexte particulier lié à la pandémie de Covid-19.

Le jeûne et le vaccin en période de pandémie

Dans un document d’explication sur les pratiques spécifiques du Ramadan, le CFCM rappelle que la pratique du jeûne dépend intrinsèquement et individuellement de chacun là où il se trouve. Il précise notamment que « l’injection du vaccin (contre la Covid-19) n’invalide pas le jeûne. Si le médecin estime qu’il faut éviter le jeûne du jour de l’injection, son avis doit être respecté et suivi  ».
Cette pratique n’est donc pas affectée directement par le contexte de pandémie : celles et ceux qui remplissent les conditions du jeûne et sont en mesure de l’observer, l’observeront comme d’habitude. Celles et ceux qui ont une dérogation reconnue, comme la maladie, la vieillesse, la grossesse, l’allaitement ou le voyage, en seront exemptés suivant la réalité de leur situation.
Au point 10 des règles il est notamment spécifié « On ne le dira jamais assez : malgré que ces différentes dérogations soient inscrites dans le Saint Coran et la tradition prophétique, certains musulmans, croyant bien faire, se mettent en danger par la pratique du jeûne incompatible avec leur état de santé. Cette attitude irresponsable est unanimement interdite « Dieu veut pour vous la facilité. Il ne veut pas pour vous la difficulté » (Coran 2 : 184) ».

Ramadan et couvre feu

Le CFCM demande de respecter les horaires du couvre-feu fixés par les autorités et à « limiter strictement aux membres de famille vivant sous le même toit les repas familiaux et entre amis », notamment au moment de l’« iftar », le repas quotidien de rupture du jeûne, alors que c’est habituellement une composante sociale, conviviale voire festive du mois du ramadan.
Les mosquées sont aussi invitées à suspendre la prière du vendredi si elles ne sont « pas dans la capacité d’accueillir l’ensemble des fidèles dans le respect des mesures sanitaires ».

Evénement
De nouveaux « États généraux de la laïcité »

La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa a annoncé hier, dans une interview parue dans le Journal du Dimanche, l’organisation d’« États généraux de la laïcité ». Ils donneront notamment lieu à une « grande consultation » auprès des jeunes avec la participation des associations, des syndicats et de religieux.

Informations
Opinion
Nos micro-trottoirs

«Quels signes ostensibles ?»

Découvrir

Tout savoir sur Croyances et Villes.

Découvrir


Une publication EXEGESE SAS, 14 rue du Cloître Notre-Dame 75004 Paris.