«Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.»François Mitterrand

 

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  • Publié le 31 janvier 2020
  • Mise à jour: 7 février 2020

Derrière les crêpes de la Chandeleur

Fêtée le 2 février, la Chandeleur qui régale les petits comme les grands est une fête religieuse ancienne et une tradition française. Son nom lui vient des cierges bénits qu’on y portait en procession à l’église. Quant aux crêpes, leur forme ronde et dorée tournoie dans les airs depuis des siècles pour symboliser le disque solaire et le retour à la lumière.

Dans la liturgie catholique, la chandeleur a pour objet de rappeler la présentation au Temple, de l’enfant Jésus né quarante jours plus tôt la nuit de Noël, et la purification de la Sainte-Vierge. Son nom lui vient des cierges bénits qu’on y portait en procession à l’église pour signifier la lumière, la pureté et éloigner le mal.

Les fidèles en ramenaient souvent une chez eux et l’exposaient à leur fenêtre le 2 février.
D’après Bède le vénérable, moine et historien anglais du VIIe siècle, ce serait le pape Gélase Ier (492-496) qui, jugeant plus sage de christianiser un usage païen que d’essayer de le détruire, l’aurait substitué aux antiques Lupercales romaines, ou, d’après d’autres auteurs, aux fêtes de Proserpine (la déesse romaine des saisons) et de Cérès (son père), qui se célébraient à la même époque et où l’on portait aussi des torches allumées. En effet, en ce début du mois de février, les jours commencent progressivement à rallonger.
La forme ronde et la couleur dorée des crêpes représentent le disque solaire La consommation de crêpes serait donc un hommage au retour à la lumière, au cycle des saisons et plus précisément à l’arrivée du Printemps qui annonce des jours meilleurs.

Croyances et superstitions autour de la Chandeleur

Cette fête est également accompagnée de croyances et de superstitions. Dans les campagnes, on faisait bénir à l’église un cierge neuf et l’on tachait de le rapporter « tout clairant » à la maison : s’il ne s’éteignait pas, c’était un heureux présage, celui qui le tenait était sûr de ne pas mourir dans l’année.
Le cierge de la Chandeleur passait aussi pour le plus précieux des talismans contre les sortilèges et les maléfices. Quand un animal domestique était malade, on faisait couler trois ou quatre gouttes du cierge dans son breuvage. On l’allumait pour éloigner la foudre des orages gronde, pour bénir les premiers communiants et les fiancés avant leur départ pour l’église. La fête de la Chandeleur était aussi consacrée aux amoureux. Les jeunes filles et jeunes garçons qui veulent savoir ce que l’avenir leur réserve, font une neuvaine à la chapelle de la Vierge. Le dernier jour écoulé, le jeune homme, une fois endormi, verra en rêve celle qui sera son épouse, et inversement.

Une tradition culinaire plus récente

Si la crêpe n’est pas une invention très récente, les historiens ont montré que son origine remonte à 7000 ans avant Jésus Christ, la crêpe, ou galette, telle que nous la connaissons aujourd’hui, apparût en Bretagne vers le XIIIe siècle avec la culture du sarrasin rapporté des croisades.
Dans les campagnes, bien avant d’être culinaire, la tradition des crêpes à la Chandeleur assurait aux familles de bonnes récoltes et des finances prospères. Pour cela, on se devait de retourner la première crêpe en la jetant en l’air de la main droite tout en tenant un Louis d’or dans la main gauche et en veillant à ce qu’elle retombe parfaitement dans la poêle. La crêpe était ensuite déposée en haut d’une armoire.
Aujourd’hui, si le sens symbolique de cette fête échappe, la joie de voir tournoyer les crêpes et de les goûter, reste intacte.

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